Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à compter les satellites d’Elon Musk pour vous endormir, à vous moquer des lèche-bottes, à regarder une carte quand vous vous informez et à ne pas être dupe quand vous vous parfumez. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à mettre aussi de l’eau dans les urnes, à distinguer 70 émotions différentes, à chercher des bunkers sous la glace et à prendre des bains d’étoiles. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à investir dans un canoë, à chausser des peaux de phoque, à arrêter de maltraiter le mot éponyme et à faire pousser du nickel dans votre jardinière tout en cultivant de nouvelles protopies salutaires. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à rechercher le solide, à ouvrir un livre dès que possible, à ne pas tomber dans le piège de l’alternative et à garder un œil sur la police de caractère. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à compter autant les enfants que vos cadeaux, à repérer de fausses façades, à en finir avec « au final », à contourner la censure et à chercher autant que Gustave. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à ne rien lâcher sur la mémoire, à téléphoner dans le vent, à vous demander si vous êtes polychrone, à rencontrer les « végans de l’IA » et à traduire « voorpret » en attendant Noël. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à recompter vos joyaux, même immatériels, à toucher du bois si vous allez « à la grève », à vous méfier des mouchards numériques bourrés de bonnes intentions et à découvrir le repère (oui, avec un è) du capitaine du Nautilus. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à mettre de l’ADN et beaucoup d’octets dans une petite cassette, à rouler (et même à randonner) très léger, à accorder ce fichu mot « excepté » et à saluer le recyclage des moules de bouchot. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à ne pas fourrer de betteraves dans les canalisations en plomb, à écouter en connaissance de cause le vent dans les arbres, à passer votre brevet de pilotage et à saluer les couchers du Soleil. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à subjuguer enfin tout le monde avec votre verbe haut, à prendre soin de votre pancréas, à renoncer au "fort" intérieur et à plonger de la glace dans votre café. C'est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à faire parler les arbres même si vous y êtes allergique, à frimer à l’infini avec les chiffres, à sanctionner comme il faut et à adopter un chien pour les vacances parce que c’est très tendance. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à constater que les mots sont de sacrés routards sans frontières, à creuser la notion d’hypnocratie sans tomber dans les pommes, à appeler votre grand-mère pour de vrai ou à cacher ce tatouage que je ne saurais voir. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à imaginer les partenaires sociaux habillés en cardinaux, à boycotter les régimes, à reprendre des vitamines et à revenir aux origines du pantalon en jean. C’est pas triste.
Le nouveau numéro d'Azerty vous invite à poser des questions bien naturelles sur l’artificiel, à regarder différemment les vers de farine ou à couvrir d’opprobre tous les vilains méchants de 2025. C'est pas triste.